Les poils et la féminité

L’été est là. Le moment est donc venu d’épiler tes gambettes, ton maillot, tes aisselles, etc. Tel un oignon, enlève une couche.

Aujourd’hui j’aimerais te parler de ce sujet encore très tabou chez les filles : les poils.

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Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis. Oui le  sujet des poils est tabou. En général, les conversations entre nanas tournent autour du NON-poil. Comment l’enlever, l’éradiquer, lui dire adieu. Moi je ne vais pas te parler du non poil mais bien du poil, ce petit cheveux qui pousse sur ton corps et qui te fais tant défaut.

Mon rapport aux poils

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été poilue. Mes jambes étaient déjà recouverte d’un duvet quand j’étais enfant et, contrairement à mes seins, mes poils se sont montrés vite et bien dès l’adolescence.
Je n’avais aucun problème avec mes poils. J’en avais, mais je m’en fichais complètement. Ils faisaient partie de moi et je n’y prêtais aucune sorte d’attention. Mais les autres, eux, y prêtaient une grande attention. Les moqueries sont arrivées, j’étais un homme, j’étais sale, j’étais un singe et j’en passe.

J’ai une forte pilosité, et je suis brune. Ce doit être mon côté italien… J’ai des poils aux jambes, aux bras, j’ai de la moustache et des sourcils épais.

Quand j’ai eut 14 ans (je crois) ma mère m’a proposé de m’épiler les jambes. J’étais ravie qu’elle m’enlève enfin ce poids et que je me débarrasse de mes poils. Elle a alors sorti son épilateur et a commencé le travail.
Ca a duré 4 secondes. La machine a arraché 3 de mes poils avec une telle violence, une douleur que jamais j’avais eut aussi mal, et j’ai crié, criéééééé… et je suis partie. Quelques temps après, je suis allée piqué un rasoir à mon père. Et c’est ainsi qu’à commencer l’infernal cercle vicieux de l’épilation au rasoir.

Les poils et la féminité

Mon rapport à la féminité

Les poils, c’est pour les hommes. Quand tu es un ado, tu les comptes sur ton torse et dans ton slip. Mais quand tu es une fille, tu les cache, tu les arrache, tu les anéantis.

Avoir des poils, c’est anti-féminité. Si tu es poilue, tu n’es pas féminine. C’est dur comme constat. Mais c’est le constat que j’ai fait et que je fais encore quand je vois la manière dont la société aborde le poil et la féminité.
Dans les magasines tu as un article page 14 qui te parle de t’accepter comme tu es, puis un autre article page 15 qui te parle de l’épilation au laser.

Mon rapport à la féminité a donc été très vite bafoué à l’adolescence et je me suis dit que si je ne pouvais pas être féminine, alors je serais un garçon manqué. Ca a duré tout au long de mon lycée et une bonne partie de ma jeunesse universitaire (oui j’ai fait que 1 an à la fac mais c’est une belle tournure)

Les poils et la féminité

Libérée, délivrée !

Alors non, tu ne vas pas découvrir ici une technique révolutionnaire pour être « dépoilée ».
Je me suis libérée il y a peu, quand je me suis dit que ça suffisait. Que j’avais des poils, que c’était comme ça et qu’au fond, si les gens n’aimaient pas ça, ils n’avaient qu’à aller voir ailleurs.

Je m’épile toujours, je n’ai pas envie d’exhiber mes poils d’aisselle à la face du monde, mais j’accepte. J’accepte d’avoir de la moustache, j’accepte de ne pas toujours être épilée au poil près, j’accepte que mes sourcils soient aussi broussailleux que la barbe de Chabal.

S’accepter, c’est moins voir ses complexes.

Les poils et la féminité

Et toi, comment tu vis avec tes poils ?

Lache ton com, wesh.

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